Superstitions et
croyances
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L'Echo
fourmille d'exemple de superstitions et croyances : elles seront
désormais rassemblées sur cette page :
La
peau desséchée d'une couleuvre, trouvée après la mue de ce serpent,
était considérée comme un préservatif contre les fausses couches. La
femme enceinte l'absorbait, réduite en poudre et mélangée à des miettes
de pain.
Quand
un veuf se
remariait, sa seconde femme devait, en revenant de l'église, entrer
dans sa maison à reculons et par une autre porte que celle par
laquelle était entrée pour la première fois l'épouse
précédente.
Cette
précaution
mettait la nouvelle compagne à l'abri de quelque enchantement ou
mauvais sort.
InEcho n°7, sept.-oct. 2002
Dans
les Hautes Vosges,
le malade prévenait l'apparition de la fièvre en écrasant une taupe
vivante entre ses doigts.
Dans
le pays messin,
on faisait pétrir la taupe dans le creux de sa main gauche.
Afin
de stimuler la
dentition des enfants et également préserver des convulsions,
certaines mamans attachaient au cou de leur bébé un sachet
contenant une patte de taupe.
Gardez vous de semer vos carottes sous le signe de l'écrevisse (le
cancer) : elles seraient rugueuses et fourchues. Afin de les
obtenir lisses et droites, semez-les sous le signe des
poissons.
In
Echo n° 10, mars-avril 2003
Saint Jean.
Remède
magique
contre les cauchemars : prendre huit fétus de paille coupé
pendant la nuit de la Saint Jean ou du 1er mai à minuit, en faire
quatre croix et les placer aux quatre coins du lit.
Pour
se prémunir
contre les fatigues d'une longue marche, le marcheur prévoyant
mettait dans ses souliers quelques feuilles d'armoise cueillies à
midi sonnant le jour de la Saint Jean. Les feuilles d'armoise
récoltée à la Saint Jean et pilées composaient un remède propre à
combattre le "haut mau" ou "mau de Saint Loup" (épilepsies) ;
elles préservaient aussi de la foudre.
Une
"trochée"
d'herbes de la Saint Jean telles : l'armoise, les griffes du
loup, la bardane qui donne les permétés, le fumeterre et le
millepertuis, pendues aux fenêtres préservait la maisonnée des
fièvres et coliques.
Le
23 juin à midi,
les filles nubiles cueillaient l'armoise ; placées sous
l'oreiller le soir, elles provoquait d'agréables songes où
apparaissait leur futur mari.
L'huile
de
millepertuis guérissait les plaies ensorcelées -coupures et
piqures- tandis qu'une infusion de la même plante, récoltée le
matin de la Saint Jean, constituait un aphrodisiaque très
efficace.
In
Echo n°11, mai-juin 2003
Les taureaux nés entre l'Assomption et la Nativité seront de
mauvais reproducteurs.
Ne conduisez jamais une vache au taureau un jour sans lune, elle ne
retiendrait pas.
Pour avoir des veaux males, menez vos vaches au taureau à la
vieille lune et pour avoir des génisses, il faut les mener à la
nouvelle lune.
In
Echo n°14, nov.-déc. 2003
Au temps où les loups habitaient nos bois et nos campagnes,
lorsqu'un de ces fauves était tué, on le vidait de ses boyaux, on
les lavait à grande eau, les séchait et les aplatissait pour former
une sorte de ruban.
Porter un de ces rubans autour de la taille ou attaché à la
chemise protégeait contre les esprits maléfiques qui provoquaient
divers maux de ventre, comme coliques, entérites et dysentries. Ce
talisman s'avérait particulièrement efficace si l'on employait les
boyaux d'un loup mâle pour une femme ou d'une louve pour un
homme.
In
Echo n°15, janv.-fév. 2004
Si vous voulez détruire toutes les puces de votre logis, arrachez
un pied de fougère le jour de le fête de St Abdon (30 juillet),
brûlez-le et répandez sur le plancher les cendres obtenues, vous
serez aussitôt débarrassés de ces insectes.
Voulez-vous
attirer toutes les puces du voisinage sur une personne
? Enduisez les souliers de celle-ci avec du lard d'ânesse. Vous
obtiendrez le même résultat en passant sur la poitrine de cette
personne, pendant son sommeil, quelques violettes.
Afin de retarder une nouvelle conception, les
mères
prolongeaient souvent leur allaitement jusqu'à 20 et même 24 mois.
Cependant, il ne fallait pas que cette période comporte deux mois
de mai, l'enfant allaité en aurait souffert gravement dans sa santé
physique et morale.
In Echo n°17, mai-juin
2004
La
jeune fille qui se
mariait avant sa soeur aînée devait, le jour de la noce, lui donner
une chèvre, de préférence blanche ; elle pouvait aussi parfois être
remplacée par un mouton orné de fleurs et de rubans. A Ventron, la
chèvre était rarement en chair et en os, mais en bois et en carton,
voire même taillée dans un navet.
Une
femme enceinte ne devait jamais
boire dans une tasse ou dans un bol ébréché ou fêlé : l'enfant
risquait de naître avec un bec de lièvre ou une gueule de loup.
In Echo
n°19, sept.-oct.
2004
À la
Chandeleur, faire des crêpes et
les manger assure bonheur et prospérité, surtout si l'on tient dans
la main une pièce d'or en les faisant sauter.
Lorsqu'une
jeune
fille craignait d'être délaissée par son prétendu, elle allumait
une chandelle et y piquait par trois fois une épingle en disant : je
te pique, je te pique, je pique ton coeur. Elle croyait
alors que si le garçon devenait infidèle, il dessécherait et
mourrait.
Lorsque vous donnez à manger à votre enfant son
premier oeuf, tâchez qu'il provienne d'une poulette qui a pondu
pour la première fois. Vous lui assurerez ainsi une voix claire et
il chantera à merveille.
In Echo n°21, janv.-fév.
2005
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