La taxe de séjour : une
affaire de sympathisants, d'adhérents ?... Non, une affaire de
contribuables...
S'il est bien une taxe particulièrement compliquée à gérer, c'est
la taxe de séjour. Les délais de versements sont difficiles à faire
respecter, à tel point qu'il y a toujours, avec les retards, des
sommes réaffectées sur le budget suivant. Mais surtout la
surprise est grande
lorsqu'on s'aperçoit que la taxe
ne
rentre pas, alors que l'on connaît
par la centrale de réservation le temps de location annuel du
meublé.
Que penser d'un loueur qui utilise
exclusivement,
ou partiellement, la
centrale de réservation mise en place par le SIVU tourisme et gérée
par l'office du tourisme pour réaliser son « chiffre
d'affaires »
en location, et qui
s'abstient
de reverser la taxe de
séjour qu'il
prélève ou
qu'il incorpore dans ses tarifs ?
Le citoyen, en général, trouvera cela
inadmissible,
le loueur, qui respecte
la règle, trouvera cela
intolérable...
et ils ont raison... En
fait, cela consiste à se faire payer un service par les autres,
c'est la pratique du parasite... Et si tous agissaient ainsi, il
n'y aurait plus d'office de tourisme, c'est simple !!
Le remède, il en existe un, c'est le
PRÉLÈVEMENT
FORFAITAIRE de la taxe de
séjour, le même régime que celui appliqué pour les autres taxes ou
redevances : eau potable, assainissement... Il suffit que les
critères de calcul utilisés fassent que le montant de la taxe
obtenu soit équivalent à celui reversé actuellement par les loueurs
honnêtes qui jouent le jeu... et il y en a.
Il n'y aurait pas lieu en fait de pratiquer une telle solution si
toutes les locations étaient gérées par l'office du tourisme, ce
qui permettrait d'avoir des données exactes. Mais soyons lucides,
de plus en plus le loueur qui veut personnaliser son offre, gérer
sa propre démarche commerciale, dispose avec internet, de l'outil
qui le rend de plus en plus autonome et pour certains,
« incontrôlables ».
Peu à peu le rôle de l'office sera de faire essentiellement la
promotion de notre village et de tous ceux qui profitent du
tourisme et, accessoirement, d'être un service de location. C'est
aujourd'hui qu'il faut amorcer ce virage afin d'obtenir les
« étoiles » du dynamisme et de la promotion comme les loueurs
s'efforcent de le faire dans la qualité du produit offert.
Ne perdons plus notre temps à gérer cette taxe de séjour telle
qu'elle existe en jouant au « percepteur » sans aucun moyen
de
dissuasion, mais consacrons-le à
parler
de notre village, à
valoriser
ses atouts, à
revendiquer sa
place dans le Massif
Vosgien, ce sera tellement plus motivant et, croyez-moi, tout le
monde s'y retrouvera.
Les neuf « locopropres » existant sur le territoire de la
commune
sont de petites constructions dans lesquelles vous pouvez déposer,
à l'abri des animaux, vos ordures ménagères, et uniquement
celles-ci (pour les verres, plastiques et cartons, vous avez à
votre disposition des containers près des garages municipaux). Amis
touristes et vacanciers, utilisez ces locopropres lorsque vous nous
quittez car le ramassage n'a pas lieu tous les jours et rien n'est
aussi peu ragoûtant qu'un sac poubelle éventré au bord de la
route.
Propriétaires de meublés, utilisez-les et faites les utiliser par
vos locataires. Ensemble, nous garderons ainsi notre village propre
et accueillant.
Les
artisans de la cuvée 2006
La commune enregistre, avec plaisir, la création de cinq nouvelles
entreprises sur son territoire :
- VALDENAIRE David, 41 chemin du Rupt du Moulin, chauffage,
sanitaire (installation, entretien, dépannage), spécialiste en
énergies nouvelles : géothermie, biomasse, solaire.
tel : 03 29 35 12 97
– portable : 06 88 02 17 63.
- MEDE, maintenance industrielle, mécanique, montage, dépannage à
l'initiative de Patrique AMET, 10 les Ronds Chétys. tel /
fax : 03 29 24 03 27
– portable : 06 32 24 45 68
– mail : lesmedes@tele2.fr
- BRENOIT David, 9 chemin du Fein des Huches, peinture, isolation
intérieure et extérieure, revêtement de sol (parquet flottant...),
une des dernières-nées des entreprises puisqu'elle date du 17 mai
2006. tel : 03 29 24 05 43
– portable : 06 77 07 04 99
- GOUNANT Fabrice, 19 route d'Alsace, chauffage, sanitaire,
ferblanterie, repreneur de l'affaire familiale, et qui fait revivre
l'ancien atelier du regretté Serge Voinson.
tel : 03 29 23 91 94
- BIANCO Bruno-Espaces verts, 5 route d'Alsace, entretien et
création, taille de haie, plantation, maçonnerie paysagère,
déneigement, renseignements et devis gratuits.
tel : 06 19 09 84 49.
Voici de jeunes artisans, qui ont des tripes et qui ne vont
sûrement pas ménager leur peine vu l'ardeur au travail dont ils ont
déjà fait preuve.
Au nom de la commune tout entière, nous les félicitons pour leur
initiative et leur souhaitons de réussir à pérenniser leur
entreprise, à augmenter leur champ d'action et à procéder à
quelques embauches dans l'avenir. D'ores et déjà, ils sont
révélateurs d'une « autre » jeunesse, prodigue de ses
efforts, qui
prend la vie à bras le corps pour se colleter avec ses difficultés,
inévitables, sans se soucier d'une quelconque « sécurité
d'emploi ». Un bel exemple de dynamisme qui pourrait faire des
émules.

Clin d'oeil avant les grandes vacances
Lundi 20 mars 2006, la classe de CP / CE1 est partie
toute la journée à Guménil près d'Hadol. Les enfants ont ainsi
visité l'« Encrier au Champ », une école d'autrefois. Ils ont
enfilé la blouse et les chaussons. Le matin, ils ont classe comme
en 1923 avec la traditionnelle leçon de morale, la dictée et le
calcul. Pour la récréation, ils ont chaussé les sabots. Pas facile
de courir avec ! L'après-midi, les élèves ont appris à fabriquer
du
papier et ont fait des pliages. Cette journée s'est très bien
passée : personne n'a eu le bonnet d'âne. Nous remercions notre
chauffeur René Valdenaire, la commune pour le minibus et
l'association des parents d'élèves sans qui cette sortie n'aurait
pas eu lieu.
La classe de CP et CE1
Le 31 mai, le conseil de jeunes était invité à participer à la
semaine du développement durable, à l'initiative de la communauté
de communes de la Haute Moselotte et des trois conseils de jeunes
qui en font partie. Cinq jeunes Véternats ont fait le déplacement,
à Cornimont tout d'abord, pour assister à une conférence sur les
berges de rivières avec Monsieur Moret de la Direction
Départementale de l'Agriculture et des Forêts, puis à Thiéfosse où
ils ont pu voir sur le terrain le travail des écocantonniers.
L'après-midi s'est terminé dans la bonne humeur, avec un goûter à
l'espace culturel de la Pranzière.
L'ouverture
de la bibliothèque a pris du retard... Mais c'est une bonne
nouvelle !
En effet, nous avons rencontré la directrice de la Bibliothèque
Départementale de Prêt (BDP) des Vosges, Madame Sonnier. Cette
rencontre a porté ses fruits car elle a permis de décider d'une
convention entre la commune de Ventron et la BDP.
Il ressort de cette réunion que :
- le mobilier, autrefois prêté à l'association « Au Plaisir de
Lire », sera donné à la commune,
- dès la convention signée, nous disposerons du prêt d'un fond de
base de 2 000 ouvrages à la bibliothèque afin de permettre le
renouvellement des livres,
- le bibliobus passera trois par an à Ventron.
Les délais se sont donc allongés, mais c'est pour offrir un
meilleur choix aux habitants de Ventron lors de l'ouverture.
La date de cette dernière n'est
pas encore connue, mais vous en serez informés dès que
possible.
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13h30 à 19h
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d'Electricité de La Bresse, le premier jeudi de chaque mois sur
rendez-vous. Le contacter.
Histoire
de Ventron à travers les âges
(10)
Dans les bulletins 23, 24,
25, 26, il était question de la Guerre de Trente Ans (1618-1648)
dans notre région. Les trois derniers numéros étaient consacrés à
des personnes du village ayant vécu dans les années 1800, ainsi
qu'à des superstitions d'autrefois. Je reviens à l'époque de la
Guerre de Trente Ans pour évoquer le sujet d'aujourd'hui :
La
Sorcellerie
Du milieu du XVI ème au milieu du XVII ème, notre région connut une
extraordinaire vague de sorcellerie. La Lorraine et la
Franche-Comté furent particulièrement touchées. Une statistique
comparative des différents pays d'Europe place le duché de Lorraine
en troisième position des exécutions de sorcières par rapport à la
population. On cite souvent le zèle de Nicolas Remy (j'espère qu'il
n'était pas de ma famille). Né à Charmes vers 1530, il fut
lieutenant général du bailliage des Vosges, puis membre du terrible
tribunal des échevins. Il s'est vanté dans sa fameuse «
Démonologie » d'avoir fait
périr plus de 900 victimes avant 1595. Devenu ensuite procureur
général de Lorraine, il aurait encore fait mieux, puisque les
dernières recherches sur ce personnage lui attribuent environ
2 000
condamnations au bûcher. À Ventron, je n'ai pas trouvé trace de
récits de sorciers, mais il faut préciser que le village ne
comportait que six familles (Valdenaire, Géhin, Colin, Henry,
Jacquot Aubry ou Aubriot) en 1598, d'après les notes de Victor
Valroff sur Ventron. En revanche, des témoignages de sorcellerie et
d'exécutions sont relatés dans les villages voisins, plus peuplés,
en particulier à La Bresse (1), le Thillot, Ramonchamp et Bussang
(2). Nos ancêtres en avaient sûrement connaissance, vous le verrez
plus loin.
Que
reprochait-on aux sorciers ?
Nos ancêtres attribuaient aux événements qu'ils ne comprenaient pas
une cause magique, ils se croyaient victimes de certaines personnes
– le plus souvent des femmes – qui pactisaient avec le
diable,
allaient au sabbat et pour peu qu'elles aient des comportements
jugés bizarres, elles étaient accusées d'être à l'origine de tous
les maux qui leur arrivaient. La plupart des accusations étaient
liées aux animaux, comme le détournement du lait des vaches à leur
profit, on les accusait de faire mourir des bêtes, de jeter des
sorts, de préparer des poisons, de brûler des granges ou de porter
atteinte aux récoltes en déclenchant des orages etc. Si quelqu'un
mourait de façon brutale, c'était la faute du sorcier, on l'aurait
vu peu de temps avant en sa compagnie ou jeter quelque chose sur
son passage. On était dans l'irrationnel.
Deux
sorcières, Mougeotte et
Catherine
Parmi les nombreux exemples relevés, je n'en évoquerai qu'un, dont
l'un de mes ancêtres directs à la 10ème génération, Jacques
Valroff, tavernier à Bussang (1600-1681) et son épouse Mougeon
Baguerel ont été au courant. Cette histoire de sorcellerie a
commencé en 1617. Michel Baguerel, le père de Mougeon, lui aussi
tavernier à Bussang, a déposé contre deux « sorcières », qui
seront
exécutées après tortures, aveux et procès (voir 2). Le substitut du
procureur général des Vosges adresse une requête au prévôt d'Arches
« sur le bruit qui court à
Bussang qu'un nommé Claude Hocquart de ce lieu, Mougeotte sa femme
et Catherine sa soeur, veuve de Romain Hocquart, sont grandement
craintzs et redoubtés pour estre sorciers, plusieurs fois on les a
appelés sans qu'ils en soient plainctz ny demandé redresse à la
justice ». Le prévôt d'Arches se rend à Bussang le 6
octobre. Pendant deux jours il reçoit les dépositions de 10
habitants de la localité et Michel Baquerel précise
« qu'il y a 14 ans qu'il réside en ce
lieu et
que depuis ce temps-là il les a toujours vuy, soubçonnez et
redoutez pour sorciers ». Plusieurs font état des maléfices
imputés à Mougeotte et Catherine et révèlent qu'elles-mêmes se
traitaient de sorcières. Que valaient les aveux de sorciers ou
prétendus tels, lorsqu'ils étaient faits sous la torture ?
Les
instruments de torture
Les grésillons : Ce sont
de
petites presses de fer composées de trois lames de métal se serrant
à volonté, on y introduisait les doigts ou les orteils du prévenu
et l'on serrait jusqu'à l'écrasement.
L'échelle : Le supplice
consistait à coucher le patient sur une échelle horizontale en
l'attachant par les pieds et les mains, bras relevés au dessus de
la tête. Un système de tourniquet faisait tourner l'échelle et le
corps s'arquait et se reposait sur l'échelle au gré des mouvements
du tourniquet.
Les tortillons : Des
courroies enserraient les membres jusqu'à ce qu'elles pénètrent
dans les chairs.
L'estrapade : On hissait
le
supplicié au moyen de cordes jusqu'en haut d'une pièce de bois,
puis on le laissait retomber violemment jusqu'à environ un mètre du
sol.
Le
monde des sorciers et des
guérisseurs
Entre le sorcier qui utilise ses pouvoirs ou ses dons à des fins
maléfiques et le guérisseur qui utilise les siens à des fins
bienfaisantes, la séparation n'est pas toujours très nette.
Certains d'entre nous ont entendu raconter par des anciens des
histoires de sorciers et actuellement on consulte encore des
guérisseurs. L'important est d'y croire. En tout cas, en 1682, un
édit de Colbert transforme la sorcellerie en délit d 'escroquerie
en ne retenant, comme crimes véritables, que le sacrilège et
l'empoisonnement.
CH. Remy-Germain
Principales sources outre
documents personnels :
Histoire de La Bresse et des
Bressauds de Gabriel Remy (1987)
Bulletin de la Haute-Moselle N°
26 (2000) qui consacre 14 pages à la sorcellerie
Calendrier
01-02 Marche populaire (Club Vosgien)
02 Ouverture officielle du musée du textile Musée
10 Accueil des vacanciers (Office de tourisme) Salle des fêtes
14 Feux d'artifices et animations (Truite de Ventron) Étang des
chauproyes
Bal populaire (Truite de Ventron) Salle des fêtes
17 Accueil des vacanciers (Office de tourisme) Salle des
fêtes
18 Collecte de sang (Établissement français du sang) Place de
l'église
22 Feu de saint Jean (Classe 2008) Terrain de jeux
24 Accueil des vacanciers (Office de tourisme) Salle des fêtes
26 Concours jeunes et vacanciers (Pétanque Véternate) Terrain de
jeux
30 Randonnée VTT (Trace Vosgienne)
31 Accueil des vacanciers Salle des fêtes
Du 10 au 28 : Centre aéré et Vac'Ados (Association des
Familles)
Août
06 Marché artisanal (Arts et Traditions) Centre du village
07 Accueil des vacanciers (Office de tourisme) Salle des fêtes
09 Soirée guinguette (Office de tourisme) Travexin
13 Concours de pêche (Truite de Ventron) Étang des Chauproyes
14 Accueil des vacanciers (Office de tourisme) Salle des fêtes
16 Concours jeunes et vacanciers (Pétanque Véternate) Terrain de
jeux
20 Course du Grand Tétras (USV)
26 Concours de pétanque (DSL) Terrain de jeux
27 Fête aux Falères (Amis de la Nature) Refuge des Falères
Pour information :
- site MAPA (Marché à Publicité
Adaptée) des collectivités vosgiennes : http://www.maires88.asso.fr –
ce
site, créé par l'Association des maires des Vosges avec l'aide du
Conseil Général, met en ligne les avis de publicité relatifs aux
marchés publics inférieurs à 230 000 € - à consulter pour travaux,
fournitures et services.