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Echo de l'Orbi n°19
Septembre/Octobre 2004



  Sommaire :


Le Mot du Maire


Un exemple de plus de ce monde à deux vitesses...

Je suis confronté effectivement à un problème de vitesse... et de lenteur !

Ce qui vous vient d'abord à l'esprit, c'est bien la vitesse excessive constatée chez les conducteurs d'automobiles, de motos (petites et grosses cylindrées) et même bientôt de quads. Faut-il admettre qu'il n'y a plus que le porte-monnaie qui   "ramène" à la raison ? Ce n'est même pas certain. Toujours est-il que les remarques, les rappels, les démarches auprès des proches, restent, la plupart du temps, sans effet. Et pourtant, si cela est une manière de passer son temps et de faire du spectacle, je connais une autre formule : les Associations, les Mouvements divers attendent des bénévoles, des personnes de tous âges qui donneraient un peu de leur temps pour animer le village, inventer des manifestations, mais voilà, cela est désormais considéré comme une contrainte, une atteinte à la liberté. Si par contre, la vitesse est un moyen de se dépasser, d'atteindre ses limites, de tester ses réflexes ou son courage, alors à ceux-là je dirais : "fixez donc sur votre tableau de bord, votre carter, une photo de votre famille, de votre être cher, de vos amis et dites-vous qu'un jour ce sera peut-être eux qui seront sous votre roue ou sous celle d'un autre passionné, ou qui auront à gérer un accident". Utopie ? Pas du tout, lisez donc les journaux de cet été ... En tout cas : seul je ne sais plus faire... à plusieurs c'est peut-être encore possible.

Je voudrais aussi vous parler d'une autre forme de vitesse : la lenteur. Je suis à la moitié du mandat de maire que j'ai accepté. Et ma plus grande surprise, comme "débutant", venu d'un milieu industriel, vient de cette lenteur, installée, permanente, et finalement admise dans l'ensemble des tâches incombant à l'élu. Il faut vivre avec l'attente d'une réponse, le résultat d'une étude, l'examen d'un dossier de subvention. Tout pour laisser penser à vos administrés que vous débordez d'idées mais que vous n'arrivez pas à les concrétiser. N'est-ce pas injuste ? ... Preuve que la vitesse n'est pas toujours à la mesure du raisonnable.

Ne désespérons pas. Sans devoir « brider » les moteurs, sans avoir recours au tout répressif, sans renoncer aux idées et aux projets, nous pouvons, ensemble, avec conviction et détermination, faire bouger les choses.

Aux sceptiques... prouvons-le...

J. Lambert
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Infos communales.


Tordons le cou aux rumeurs.
Rappel. La maison de l'ancienne association de Frère Joseph, située au centre du village, a été rachetée par la commune de Ventron. Selon le voeu de l'ancienne donatrice de ce bâtiment, il sera utilisé à des fins non lucratives, essentiellement orientées vers des activités culturelles, sociales et éducatives.

Trop cher ?
Désormais le corps des sapeurs pompiers est départementalisé et le SIVUIS dissout (SIVUIS : Syndicat Intercommunal à Vocation Unique Incendie et Secours). Pour la commune, cela signifie simplement qu'au lieu de verser sa cotisation au syndicat, elle la versera aux services départementaux.

À ce propos, rappelons que le conseil municipal, lors du vote des taxes communales, a décidé une augmentation de 1,6 % pour équilibrer la dépense afférente à ce service. Cette augmentation de 1,6 % s'applique aux taux des taxes. Concrètement, les impôts locaux ne seront pas majorés de 1,6 % mais sur l'exemple précis se rapportant à la taxe d'habitation, son taux qui est de 7,54 % augmente de 1,6 % soit 7,54 % x 1,6 % = 0,12 %.

En regard des moyens mis en oeuvre, des entraînements suivis par les volontaires et des services rendus, peut-on encore déplorer l'existence de notre antenne locale et dire à nos pompiers : trop cher ?... Non, en plus, ils n'y sont pour rien !


Relookage.
La "verseuse" de la fontaine installée sur la place du village a subi une sérieuse cure de jeunesse : déversant son filet d'eau depuis 1910, elle a de nombreux printemps à son actif et se morfondait sous sa couche d'oxyde déposé au fil des ans. Sous le pinceau de B. Diemunsch, elle s'est refait une beauté et expose des détails qui passaient inaperçus : diadème, fleurs et guirlandes, têtes de lion, tortues...

Cette statue avait été offerte à Ventron par les fonderies de Pont-à-Mousson lorsque, pour installer le réseau d'eau, la commune leur avait acheté les canalisations nécessaires.

Y. Gillet

Règlement de l'eau.
Notre règlement des eaux, établi le 12 avril 1985 et soumis à toute habitation desservie par le réseau d'eau communal, est obsolète. L'évolution de la réglementation et de la jurisprudence nous a placés devant un travail de refonte totale. Ce règlement nouveau, accepté par le conseil, a été transmis, pour validation, à la préfecture. Il doit entrer en vigueur dès le premier janvier 2005, et s'appliquera à tous les nouveaux branchements, ainsi qu'à tous les travaux et réparations sur les raccordements anciens.
Le prochain Echo de l'Orbi vous donnera de plus amples détails.

J. Lambert
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Plan de paysage


L’étude paysagère annoncée dans la "Lettre" n° 3 de la Communauté de Communes a été menée à bien et sa restitution, accomplie dans chacune des communes  par son concepteur, M. Verdier. Pour Ventron, ce fut le 28 avril à 18 h 30, dans une réunion proposée à tous.

Quelle est l’utilité d’un plan de paysage ?
Le paysage  est fragile parce que directement lié à l’action de l’homme et à la multiplicité des projets et des actions quotidiennes.  Le plan de paysage ... permet de trouver la meilleure réponse possible entre préservation de l’héritage paysager et patrimonial et dynamiques de développement. Il tente donc, à partir ... de la réalité des paysages hérités, de définir une sorte de règle du lieu que chacun pourra accepter.  Or, le paysage des Hautes-Vosges a été modelé par les éléments naturels : évidence d’une nature qui domine ! Rudesse du granite, force du vent, bruit de l’eau et des bourrasques, violence des couleurs.
L’étude insiste donc sur la préservation et la mise en scène de tout ce qui est lié au pays : le défilé du pont du Gouffre, les roches qui affleurent, les parapets/murets, les espaces agricoles, les cheminées  d’usines.

À Ventron même, cette étude montre le potentiel que sont, outre l'Ermitage de Frère Joseph dont la réputation n'est plus à faire, le "vallon de la Zimette", autrement dit le Rupt du Moulin, présenté comme un véritable atout pour le village, ainsi que le fond du vallon ouvrant vers le col d’Oderen, ces deux lieux méritant d’être mieux valorisés.Cette étude porte également sur le patrimoine routier car la route est un bien commun, un espace du public, un élément à part entière du paysage ... une route étroite est souvent une valeur paysagère ... elle parle de la difficulté de passer ou d’adapter la pente ... les nouvelles routes peuvent être le patrimoine de demain.
Le plan de paysage, tout en se référant au passé, est aussi une projection sur l’avenir et pose des points de repère qui permettront aux Hautes-Vosges de garder leur identité, garantie de l’attrait qu’elles exercent partout dans les pays limitrophes.

Ces bribes de description vous incitent-elles à en savoir davantage ? Le document est accessible en mairie et peut être consulté sur place par toute personne intéressée.

M. Dousteyssier

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La Communauté de Communes propose :

FORMATION BAFA (Stage théorique), ouvert aux mères de famille et aux jeunes, en externat à Cornimont, à l'ancienne école de Xoulces.
Cette formation est prévue pendant les vacances de Toussaint, du samedi 23 au samedi 30 octobre 2004 inclus, de 8 h 45 à 18 h, le repas de midi étant pris en charge par la Communauté de Communes de la Haute Moselotte (CCHMo). Sa mise en place sera conditionnée par le nombre des inscriptions : 10 stagiaires au minimum.
-  Organisme agréé de formation chargé de l'enseignement : Leo Lagrange Grand Est.
- Coût de la formation en externat, repas de midi compris : 370 € pour les habitants de la Communauté de Communes, et 520 € pour les personnes extérieures.

Pour obtenir des informations supplémentaires, et se procurer un dossier d'inscription, s'adresser à la CCHMo, 24, rue de la 3ème DIA à Cornimont.Tél 03 29 24 02 88.
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Infos associatives


Club du troisième âge

L'an dernier, plusieurs membres ont quitté le club.
Nous invitons tous les retraités et pré retraités à venir nous rejoindre, sans quoi le club sera rayé des associations de Ventron.

T. Blaison
Dojo de la Montagne

Reprise des activités et inscriptions :
Les cours d'Aïkido enfants reprendront le mardi 14 septembre, de 17 h à 18 h, avec Philippe Carteaux ; ceux-ci se dérouleront en alternance, un mardi à la salle des fêtes et le suivant à la salle de gymnastique de l'école maternelle.
Pour le judo, ce sera le mercredi 22 septembre, de 9 h à 10 h, à la salle des fêtes, avec Jean-Marie Delacôte. Il est possible de venir essayer, afin de découvrir ces deux disciplines.
Le tarif de 38 € le trimestre comprend la licence, les cours, le prêt du kimono et la carte d'adhérent à la MLC de La Bresse (se munir d'un certificat médical).

Pour tous renseignements, vous pouvez contacter le Dojo de la Montagne au 06 71 00 51 95
Le Président


10ème marche populaire

Cette marche remporta un grand succès auprès des randonneurs. Ils étaient 1 200, répartis sur les deux jours, à emprunter les circuits proposés par le Club Vosgien de Ventron. Les itinéraires balisés, de 10 et 20 km, offraient de magnifiques points de vue que chacun a pu apprécier. Pour soutenir ces randonneurs, le parcours était jalonné de stands de ravitaillement. Cette manifestation, n'aurait pas eu lieu sans l'aide des 50 bénévoles ainsi que celle du service technique  de la commune de Ventron, du soutien de l'Ermitage du frère Joseph et de l'organisme bancaire du club. Le ravitaillement des 2,5 km a été offert par un supermarché de Cornimont. Le maire, Jacques Lambert a remis une récompense au groupe le plus représenté : le club vosgien du Thillot, à l'aïeul des randonneurs : Paul Mougel, âgé de 81 ans qui a parcouru 10 km et à la personne la plus lointaine qui réside aux Etats-Unis en Louisiane. Une récompense a été attribuée à l'association "la croisade des aveugles" représentée par Nono Jeandel et Christelle Grandmougin, qui ont effectué le parcours de 20 km, accompagnés de leurs guides.

Il est dommage que des plaisantins aient déplacé plusieurs balises, ce qui a causé une mauvaise orientation de quelques participants. Une intervention rapide des responsables de la marche a pu rétablir la situation et tous ont retrouvé le bon chemin.

Ch. Rousset


Feu de St-Jean

Les années se succèdent, cependant le cru "Classe 2006" n'a rien à envier à ses prédécesseurs : si le feu de la classe 2005 rappelait les splendeurs de l'Orient, cette année il avait la grâce d'un immense vase aux formes aériennes destiné à recevoir le sapin emblématique de nos montagnes.
S'il fut moins élevé (sécurité oblige), il a donné encore une fois l'occasion aux jeunes de faire la démonstration de leur force, de leur adresse ainsi que de leur sens de l'accueil et de la fête.
Bravo à tous et merci à la classe, pour cette soirée qui a su,  une fois de plus, rassembler visiteurs et Véternats.


Centenaire

S'il éprouve quelques difficultés à marcher, notre centenaire garde la tête solide et un sens de l'humour intact. Né le 2 juillet 1904 à Rupt sur Moselle, il vint habiter Ventron dès l'âge de sept ans. Après une vie bien remplie, Eugène Ehlinger reste le témoin vivant de la vie quotidienne depuis presque un siècle et se plaît à raconter l'histoire de Ventron au travers de joyeuses anecdotes.
De mémoire de Véternat, c'est à ce jour, le premier citoyen de sexe masculin à atteindre cet âge respectable, événement que la municipalité a décidé de fêter et d'inscrire dans les annales communales. Nous lui exprimons notre gratitude pour ce témoignage. Tous nos voeux de longévité l'accompagnent...
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VENTRON AUTREFOIS. OCTOBRE 1799


l'agent et l'adjoint municipal de la commune de Ventron, convaincus par des preuves notoires qu'il existe un défaut de capacité chez l'instituteur actuel de la commune pour remplir cette fonction importante,
considérant que par ce défaut de savoir l'instruction des jeunes gens se trouve entièrement absorbée (?) et combien gémissent des pères et mères qui ont des enfants disposés pour l'école, qui voudraient les faire jouir de la connaissance de leurs droits et les rendre utiles à leur patrie,
en conséquence, après avoir connu le voeu général des individus de cette commune qui ont des enfants de bonnes dispositions, nous avons prononcé la destitution de Nicolas Aubert, nommé instituteur en la date du 2 prairial an V (21 mai 1797), nous avons nommé à sa place, après justification de talent, de bonne volonté et de bonnes moeurs, le citoyen Claude Petitgenêt de cette commune, lequel a accepté cette fonction et a promis y faire honneur, au préalable d'une somme de quatre-vingt quatre francs de traitement par année à partir de ce jour et jusqu'à révocation du présent, laquelle somme lui sera payée par trimestre, des deniers de la commune destinés pour cet effet, ce que nous lui avons accordé, d'après une approbation légale s'il y a lieu.
En foi de quoi nous avons dressé le présent que ledit Petitgenêt a signé les an et jour avant dit."
D. Blaise et C. Petitgenêt


Nous avons transmis le texte dans son intégralité, mais en corrigeant toutefois la quinzaine de fautes d'orthographe. Si l'écriture est belle, le scripteur qui signe D. Blaise avait dû lui aussi "bénéficier" d'un instituteur possédant un "défaut de capacité". Tous les autres textes rédigés avant et après celui-ci comportent également des tournures de phrase curieuses et énormément de fautes.

Ch. Remy-Germain
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Henri Delettre nous a quittés brusquement et peu de temps avant son décès, il nous faisait parvenir cet article, accompagné d'un mot précisant ce n'est pas à proprement parler quelque chose d'historique. Ce sont les chaumes telles qu'elles étaient pour nous. Né à Ventron le 22 janvier 1920, Henri Delettre, qui avait pris une part active à la vie de la commune, tenait beaucoup à faire encore entendre sa voix et nous communiquait parfois ses réflexions à insérer dans le bulletin municipal...

Patrimoine et Folklore


Essayons de dire ce qu'étaient les chaumes et ce qu'elles sont aujourd'hui : les chaumes, deux choses complémentaires, un pâturage, un bâtiment :
Le pâturage ce sont des prairies d'altitude qui sont, pour le massif vosgien, ce que sont les alpages pour la Savoie. Pendant la belle saison le bétail s'y nourrit d'une herbe rustique, fournissant un lait de qualité qui permet la fabrication d'un fromage réputé, le munster ou le géromé. Ce sont les mêmes, il y a simplement une légère différence de fabrication. Le géromé est fait matin et soir après chaque traite, alors que le munster est fait en une seule fois le matin. La traite du soir est mise en attente, réchauffée à 37° et mélangée à la traite du matin, le résultat est le même.
Les chaumes datent de plusieurs siècles. En 1476, René II duc de Lorraine ordonnait le recensement du grand pâturage. Celui-ci comptait 22 pâtures, allant des Neufs Bois au sud à Sérichamp au nord. Il est certain que si le duc de Lorraine éprouvait le besoin de faire un inventaire, c'est qu'il voulait savoir où il en était, car certains pâturages existaient depuis 100, 150 ans et peut-être plus certainement. Sur ces 22 pâturages n'existent plus que Forgoutte, la Vieille Montagne, Peter Hutte et d'autres. Sérichamp aurait été remis en état et serait pâturé par un moutonnier de Clefcy Ban sur Meurthe. Si les sommets étaient le domaine des chaumes, existaient aussi des fermes d'altitude, les Flutôts en dessous de Forgoutte, la Kinsmuss au Ménil et bien d'autres dont les noms ont disparu.
Le bâtiment, une construction basse, rudimentaire, avec deux pièces principales. L'écurie* où le troupeau rentrait pour la traite et aussi en cas de très mauvais temps. Une grande pièce avec, dans un coin, ce que l'on pourrait appeler l'atelier de transformation. Le feu, les grandes bassines en cuivre pour le munster et le vachelin, la baratte, les formes à fromage, le moule à beurre, de l'autre côté, quelques tables sommaires. A ces tables que de casse-croûte et de chopines furent consommés, avec force rires et chansons, les retours dans la vallée, silence.
Quand le marcaire arrivait à la chaume, en général à la saint Urbain**, son premier travail était d'allumer le feu qui restait sans s'éteindre jusqu'à la descente du troupeau à la saint Michel le 29 septembre. Le travail du marcaire était très prenant : assurer la traite, la fabrication du beurre et du fromage, soigner le troupeau, surveiller le vêlage, sans oublier les clients plus ou moins affamés et assoiffés qu'il fallait satisfaire, voilà en gros ce qu'étaient les chaumes.
Et maintenant ? Les chaumes, les vraies n'existent plus, souvenir d'un temps révolu. Tout est encore en place, seulement on trait les bêtes à la machine. Pour la transformation du lait il y a des normes à respecter impérativement.
Le bâtiment, c'est une ferme auberge, avec de grandes salles que pourraient envier des restos dits de grande classe. Là aussi, tout est aux normes. Ceux qui fréquentent ne sont plus seulement des amis venus voir le marcaire et trinquer avec lui, mais aussi des curieux venus de loin qui viennent se régaler de nourritures qui étaient notre simple quotidien.
Temps révolu, souvenirs ... Luttons pour conserver ce qui reste de nos traditions et de notre patrimoine.

H. Delettre


*N. D. L. R : on a coutume dans les Vosges, d'utiliser le terme écurie (lieu destiné à loger les chevaux), pour étable (bâtiment destiné au logement des bovins)
**D'après le calendrier romain actuel, la saint Urbain se fête le 19 décembre. Il semble peu probable que le marcaire revienne à la chaume à cette date. L'auteur se réfère sans doute au  calendrier rural  traditionnel , qui la fixe au 25 mai.


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Histoire de Ventron à travers les âges (3)


Nous poursuivons notre incursion au Moyen Âge, qui a commencé avec la chute de l'Empire romain en 476 et s'est terminé avec la prise de Constantinople en 1453 et nous allons enfin découvrir les premiers Véternats.

Précisons que les premiers habitants de nos contrées ne sont pas Français, ils font partie du duché de Lorraine. J'avais évoqué lors de la dernière chronique, le partage de l'héritage de Charlemagne (843, Traité de Verdun). Créé pour Lothaire II, le royaume deviendra la Lotharingie qui sera intégrée au royaume de Germanie dont elle constituera un duché. En l'an 960, ce royaume sera divisé en Basse et Haute Lotharingie, cette dernière deviendra la Lorraine qui sera rattachée au royaume de France en 1766. Vers 1220, s'ouvrent en Suisse les cols du St-Gothard et du Simplon, dès lors et jusqu'au XIVe siècle, le grand trafic entre les Flandres et l'Italie du nord s'écoule par les chemins de grande communication qui passent par les vallées de la Moselle et de la Thur.
Depuis plusieurs siècles, les crêtes du massif vosgien séparent deux mondes culturels : la Lorraine tournée vers le monde occidental et l'Alsace, vers l'Europe centrale. L'abbaye de Munster va jouer un rôle moteur dans le processus de montée des pasteurs alsaciens vers les crêtes avec :

Le traité de Marquart en 1339

Que signifie Marquart ? C'est à la fois, curieusement, le nom de l'abbé de Munster à l'origine du traité et une déformation de l'alsacien d'Melker (celui qui trait les vaches, melk=lait), prononcé malkar par les Alsaciens et qui donnera le marcaire actuel. Cet acte, passé entre l'abbé et la ville de Munster ne fait qu'entériner une pratique déjà ancienne débutée vers l'an 1140. Il autorise le franchissement du first (littéralement la poutre faîtière, c'est à dire les crêtes). Les marcaires alsaciens prennent l'habitude de séjourner l'hiver sur le versant lorrain des chaumes plutôt que de redescendre avec leur bétail dans les vallées alsaciennes. Il faut y voir l'origine du peuplement de la partie lorraine du massif.
Dès 1285 sont fondés les bourgs de La Bresse et Gérardmer par des Alsaciens.
Les cols jouent donc un rôle fondamental dans cette colonisation alsacienne chez nos voisins. Celui du Rothenbach desservait La Bresse. Le Hohneck : Gérardmer et le Tanet : Munster et le Valtin. Ventron sera peuplé plus tardivement, d'abord par des charbonniers, puis par des marcaires venus du val St-Amarin et de Suisse qui construisirent des huttes (schopf). Comme les chaumes n'étaient habitables qu'en été et qu'il fallait abriter le bétail, les marcaires construisirent des granges pour hiverner.
Les maîtres de ces trois contrées plus Bussang étaient alors les ducs de Lorraine et les chanoinesses de Remiremont. Les pelouses aménagées sur ces montagnes indivises formèrent dès le début du XIVe siècle, ce que le duc et l'abbesse nommaient : "notre grand pasturaige, le haut pasturaige, la pasture"

1476 : Visite des pelouses du Grand Pâturage

En 1476, des agents du duc de Lorraine procèdèrent à la reconnaissance des 21 pelouses du Grand Pâturage, ce qui demanda neuf jours. D'abord à Bussang, Neufs-Bois, Drumont et Forgoutte, puis les pacages des Vintergés et la pelouse du Grand-Ventron, en poursuivant vers Cornimont et La Bresse, ce seront Peterhutte et la Vieille-Montagne. Ensuite par le col de Bramont, on atteint le Rothenbach et l'on continue par les pâturages de Ferschmuss, Breitsouzen, Schmargult et Chitelet qui dépendent du Hohneck puis à La Bresse, visite des chaumes du Haut-Rouen et de Champy. Enfin, depuis Gérardmer, les pelouses de Grouvelin, de St-Jacques et de Fachepremont. Les chaumes de Belbriette, Balveurche, Lenvergoutte et Fonie sur la rive droite de la Vologne font partie de la prévôté de Bruyères. La même année le duc René II ajoute une 22 ème pelouse, Sérichamp, située sur le bailliage de St-Dié.
Ce document de 1476 constitue la plus ancienne source d'information sur le Grand Pâturage, il prouve l'existence et la reconnaissance des 22 pelouses telles que nous les connaissons aujourd'hui.

1523 : Déclaration des feux du bailliage des Vosges

Notre village commence à se peupler. Le premier dénombrement de population de 1523 recense 12 feux à Ventron, soit 54 habitants. Par "feu", ou "conduit" on entend la cellule familiale groupée autour du chef du feu, soit 4 ou 5 personnes. En 1894, Victor Valroff, ancien maire, donne le nom de ces premiers habitants de Ventron : Nicolas AUBERTIN, maire, François AUBERTIN, Mengin et Nicolas VAUDENAIRE (Valdenaire), Demenge Jehan GIN (Géhin), Nicolas HENRY, Claude et Jacques Colin JACQUOT, Romary LAMBERT, Mengin AUBRY, Lambert HOCCOT. Il manque un chef de feu, quel était son nom ?
Victor Valroff nous donne aussi, et c'est très intéressant, une autre liste de noms en 1525 : Nicolas BETEL (Aubertin ?), Demenge Jehan GIN, Mengin VAUDIAIRE (Valdenaire), Jehan son fils, le Grand Demenge (Valdenaire ?), Nicolas HENRY, Jean Claude (est-ce Jean CLAUDE ?), Demenge Dynot (est-ce Demenge DYNOT ?), Colin son frère, Antoine et Romary de Belmont, Laurens, Antoine, Colin Romary, Mengin AUBRY, Jehan son fils, Pierrot son fils, Nicolas son frère, Jacques Xolin JACQUES (JACQUOT), Jean HAUCAUT, François BERTIN, Nicolas BERTIN et Claudel son fils. L'orthographe est parfois fantaisiste, la raison en est que peu de gens savaient lire et écrire, "on écrit comme on entend", nous dit Valroff, il fait également remarquer que Mengin est une variante de Demenge que l'on donne au fils qui porte le prénom du père pour les distinguer. Valroff s'étonne de "l'accroissement inexplicable en deux ans", mon idée est que les noms donnés ne sont peut-être pas seulement ceux des chefs de feux, mais aussi de quelques personnes qui composent les familles, puisqu'il est mentionné à plusieurs reprises "fils de".
C.Remy-Germain

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Calendrier des Manifestations


SEPTEMBRE

07 Activités 3ème âge (Club les Véternats) Salle des fêtes
19 Assemblée générale (Foyer de Ski) Chalet du Tremplin
19 Fermeture étang et barbecue (Truite Véternate) Etang des Chauproyes
Marché aux puces (DSL)
21 Activités 3ème âge (Club les Véternats) Salle des fêtes
25 Repas dansant (ADMR) Salle des fêtes

OCTOBRE

01 Assemblée générale (ADIC) Salle des fêtes
05 Activités 3ème âge (Club les Véternats) Salle des fêtes
07 Repas des anciens (CCAS) Les Bruyères
09 Assemblée générale (USV) Salle des fêtes
16 Vente de licences (USV) Salle du conseil
Bourse aux skis (Parents d'élèves) Salle des fêtes
19 Activités 3ème âge (Club les Véternats) Salle des fêtes
22 Assemblée générale (Parents d'élèves) Salle des associations
23 Assemblée générale (COHM) Salle des fêtes
24 Repas dansant (DSL) Salle des fêtes
30 Bal des Jeunes (Association des Familles) Salle des fêtes



Associations : articles à remettre pour le 24 septembre

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